Jumelage institutionnel entre l’Algérie et l’Espagne : Une solide passerelle pour améliorer la sécurité routière

Le projet de jumelage institutionnel entre l’Algérie et l’Espagne, visant à améliorer la sécurité routière en renforçant les capacités du centre national de la prévention et de la sécurité routière (CNPSR) a été lancé officiellement ce lundi 14 décembre 2015, au cours d’un séminaire à la Résidence Djenane El Mithak réunissant des représentants des Ministères Algériens des Transports et des affaires Etrangères, les ambassadeurs du royaume d’Espagne et de la Délégation de l’Union Européenne en Algérie, les responsables du programme P3a, les différents partenaires du projet ainsi que de nombreux participants issus de la société civile.

Ce projet de jumelage, financé par l’Union européenne (UE) dans le cadre du Programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE (P3A), « s’ajoute à trois autres projets de même type avec le ministère des Travaux Publics et la Protection civile qui sont en cours d’exécution pour accompagner l’Algérie dans sa lutte contre ce fléau » a indiqué Monsieur Djilali LEBIBET, directeur du P3a, en mettant en exergue « le rôle et l’importance de cet instrument d’accompagnement incontournable pour les administrations algériennes » .

Pour l’ambassadeur et Chef de la délégation de l’UE en Algérie Marek Skolil, ce projet est destiné à« inverser la tendance qui classe l’Algérie parmi les premiers au monde en matière d’accidents de la circulation et à réduire les pertes humaines et économiques dues à ce phénomène à travers des actions spécifiques qui répondent à la problématique de la sécurité routière.… » Il revêt à ce titre une« importance particulière » pour les administrations publiques et les citoyens algériens, « vu qu’il tend à étudier les meilleures pratiques de l’UE susceptibles d’être adaptées au contexte algérien » a ajouté Marek Skolil.

84 experts espagnols pour des missions de formation.

De ce programme de jumelage, naitront un certain nombre d’activités au bénéfice du centre national de la prévention et de la sécurité routière qui verra le renforcement de ses structures et de son rôle de coordination avec les tous les intervenants concernés par cette opération à savoir la Gendarmerie et la Sûreté nationales, la Protection civile, les services des Collectivités locales, de la Santé, des Travaux Publics et les représentants de la société civile. Pour cela, « quatre vingt quatre experts Espagnols se rendront en Algérie pour des missions de formation » indique son excellence Monsieur Alejandro Polanco Mata, ambassadeur du Royaume d’Espagne en Algérie qui estime aussi que « ce projet de jumelage permettra aux deux parties un échange d’expériences en matière de sécurité routière ».

Deux autres projets espagnols en Janvier dans le finance et l’innovation industrielle.

Les résultats attendus de ce partenariat entre la direction Générale de la circulation et de la sécurité routières Espagnole –DGT- et le CNPRS devraient permettre de renforcer la stratégie et la gestion de la sécurité routière et contribuer à l’amélioration du comportement des usagers de la route et au perfectionnement du contrôle et la surveillance du trafic routier. C’est à ce titre que l’expérience espagnole qui a réussi depuis dix ans à réduire de 10% par an le nombre des accidents de la route est à prendre en compte.

Pour Monsieur Mohamed M’hareb, Secrétaire général au ministère des Transports l’objectif principal de ce jumelage est de professionnaliser le CNPRS, pour en faire « un organisme leader capable d’élaborer une stratégie et de doter l’Etat d’un plan national de sécurité routière en optimisant la collecte, la transmission et l’analyse des données relatives aux accidents. ».
Outre ce jumelage, qui n’en est pas le premier avec le Royaume d’Espagne, deux autres projets de devraient voir le jour le mois prochain pour améliorer la performance de l’inspection générale des finances et appuyer la stratégie d’innovation industrielle,
Pour rappel, depuis son lancement, le P3A avait déjà permis la mise en œuvre de 33 projets de jumelage qui touchent divers secteurs : l’agriculture, la justice, le transport, les finances publiques et le commerce.

Tous les intervenants ont souligné le rôle majeur du P3a et l’unité de gestion de ce programme dans l’accompagnement et le succès de l’ensemble des actions menées dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord d’association.